Babybio × Nomad : cinq chantiers pour bâtir une stratégie Google Ads e-commerce qui travaille vraiment pour la croissance

Un compte qui performait en apparence — et perdait de l’argent en réalité

C’est le piège classique des comptes Google Ads e-commerce mal structurés : un ROAS qui semble correct en surface, mais qui masque une réalité bien moins flatteuse. Chez Babybio, le diagnostic était sans appel. L’algorithme optimisait sur une vision partielle et déformée des ventes, payait le prix fort pour des clients déjà acquis, et diffusait des annonces sur un flux produit que Google ne lisait qu’à moitié. La croissance de la base client — pourtant l’objectif prioritaire — n’était pas adressée.

Cinq problèmes structurels expliquaient cet écart entre les apparences et la réalité.

Tracking lacunaire : le suivi des conversions reposait sur un tracking client-side, fragilisé par le consentement et les limitations navigateurs. Une part significative des ventes ne remontait pas, et l’algorithme apprenait sur des données tronquées.

Absence de distinction nouveaux clients / clients existants : toutes les ventes étaient comptées de la même manière. L’algorithme optimisait indifféremment sur la valeur non incrémentale — les rachats de clients déjà acquis — au lieu de se concentrer sur la conquête.

Budget d’acquisition dilué sur la base client existante : faute de distinction, les campagnes d’acquisition payaient le prix fort pour convertir des clients déjà présents dans la base. Un gaspillage budgétaire masqué par un ROAS apparent flatteur.

Flux produit sous-optimisé : le flux ne respectait pas les recommandations Google sur les titres, attributs et structure, bridant la couverture Shopping et PMax et empêchant toute lecture fine de la performance au niveau référence.

Structure de compte inadaptée : aucune granularité, aucune séparation claire des objectifs acquisition vs marque, aucune lecture par typologie de produit.

Cinq solutions déployées par une agence Google Ads e-commerce

Face à ces constats, NOMAD a structuré une intervention complète en cinq chantiers, chacun s’attaquant à une couche distincte du problème.

1. Intégration d’un tracking server-side

Mise en place d’une mesure server-side via Addingwell pour fiabiliser la remontée des événements e-commerce et limiter la perte de signal liée au consentement et aux bloqueurs navigateurs. Résultat concret : la conversion server-side représente désormais environ 22 % de la valeur mesurée, contre moins de 2 % auparavant — autant de données réinjectées dans l’apprentissage des campagnes et dans la prise de décision budgétaire.

2. Création d’une conversion par statut client

Mise en place d’un suivi différencié des nouveaux clients vs clients existants, pour piloter l’acquisition sur la valeur réellement incrémentale et donner à Google le bon signal d’optimisation. Cette approche est l’un des leviers les plus sous-exploités en Google Ads e-commerce : tant que l’algorithme ne sait pas distinguer un nouveau client d’un réachat, il optimise sans vision stratégique.

3. Synchronisation de la base Klaviyo avec Google Ads

Connexion de la base CRM Klaviyo à Google Ads pour exclure les clients existants des campagnes d’acquisition. Chaque euro investi en acquisition travaille désormais pour la croissance réelle de la base — et non pour convertir des contacts qui auraient acheté de toute façon. Le ROAS se recalibre, mais le budget travaille enfin dans la bonne direction.

4. Refonte du flux produit via Channable

Création et optimisation d’un flux produit via Channable, aligné sur les meilleures recommandations Google : titres, attributs, structure. Pilotage des performances par référence via un système de labels — pour une allocation budgétaire orientée par la rentabilité réelle de chaque produit, et non par le volume de recherche ou la popularité par défaut.

5. Restructuration totale du compte

Refonte complète de l’architecture Google Ads — Performance Max, Search, Shopping — segmentée par objectif et par typologie de produit. Séparation claire des campagnes de conquête, de défense de marque et de réachat, pour reprendre le contrôle de l’allocation budgétaire et permettre une optimisation pilotée par la donnée plutôt que par l’algorithme seul.

Ce que ce cas enseigne sur le Google Ads e-commerce en 2026

Le cas Babybio illustre une réalité que rencontrent de nombreuses marques e-commerce : un compte Google Ads peut afficher de bons chiffres en surface tout en travaillant contre ses propres objectifs de croissance. ROAS flatteur, budget bien dépensé, campagnes actives — et pourtant, la base client ne grandit pas, l’algorithme apprend sur des données faussées, et les nouveaux acheteurs sont noyés dans la masse des réachats.

C’est précisément le rôle d’une agence Google Ads e-commerce : aller au-delà des métriques apparentes, diagnostiquer ce qui se passe vraiment sous le capot, et reconstruire une architecture qui travaille pour les bons objectifs.

L’œil de l’expert Nomad

« Sur Babybio, le vrai sujet n’était pas la performance des campagnes — c’était la qualité du signal envoyé à Google. Un algorithme mal nourri prend de mauvaises décisions, même avec les meilleures intentions. Avant de toucher aux enchères ou aux budgets, on a remis les données dans l’ordre : tracking server-side, distinction new vs existing customers, exclusion de la base CRM. C’est ce travail de fond, invisible en surface, qui conditionne tout le reste. »

logo
logo
logo
logo
logo
logo